25/06/2009

ELECTRABEL-Manipulations des prix

 

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Electrabel manipule le prix du courant

 

Facturer aux clients des droits d’émission pourtant reçus gratuitement, limiter sa propre production afin de réduire artificiellement l’offre… Electrabel ne recule devant rien.

Tom De Meester

 

Les pratiques douteuses d’Electrabel lui permettent d’encaisser un milliard d’euros par an, avec l’appui du « libre » jeu du marché.

La CREG, l’institution qui contrôle officiellement l’énergie, vient de filer un coup de semonce à Electrabel en sortant de nouveaux chiffres sur ses abus de pouvoir et sa manipulation du prix de l’énergie.

 

Electrabel magouille, et pas un peu en plus!

 

Première accusation : les droits gratuits de rejet de CO2 sont quand même facturés dans le prix de l’électricité par les producteurs d’énergie. Gain : 328 millions d’euros en un an. Seconde accusation : Electrabel sous-utilise sciemment sa capacité de production afin de gonfler artificiellement les prix du marché. Gain : « au moins 100 millions d’euros en un an », précise la CREG.

 

Il y a longtemps qu’Electrabel est soupçonné de manipuler le marché. Quand, fin 2007, Electrabel a mis à l’arrêt deux centrales nucléaires « pour entretien », le prix de l’électricité a grimpé d’un seul coup de 15 %. Mais, pour la première fois, la CREG a pu trouver en coulisse des preuves de ces pratiques régulières plus que douteuses.

Le ministre Magnette a commencé par laisser dormir le rapport pendant trois semaines mais il a fini par ordonner une enquête. De même, Febeliec, la fédération des consommateurs industriels d’électricité, envisage d’activer les démarches juridiques. Fidèle à sa tradition, Electrabel nie furieusement « toute insinuation ». Libre, le libre marché ?

Les vagues autour des manipulations de prix ont au moins le mérite de relancer le débat sur les bénéfices faramineux d’Electrabel. Combien de temps le gouvernement fédéral va-t-il permettre ces bénéfices illicites, estimés par les syndicats et les organisations écologistes à un milliard d’euros par an ? Reporter la charge du déficit budgétaire sur les familles tout en laissant GDF Suez hors d’atteinte, le gouvernement Van Rompuy va devoir user d’efficaces subterfuges pour qu’on y croit.

 

Le scandale permet aussi de ne plus éluder le débat sur le libre marché de l’énergie. Car, si Electrabel peut gonfler les prix artificiellement, c’est en premier lieu parce qu’il existe précisément un « prix marché ».

La libéralisation du marché de l’énergie a surtout provoqué la fin de la fixation du prix par l’État d’un besoin de base comme l’énergie, laissé au libre jeu de l’offre et de la demande.

 

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provient de ptb.be

23:10 Écrit par travaillons ensemble dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : energie, cout, electrabel, libre marche, manipulations |  Facebook |

21/06/2009

Questions au futur OLIVIER

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Raoul Hedebouw porte-parole du PTB+

 

Après le recul électoral du MR (par rapport à 2004 mais surtout par rapport à 2007 où il était devenu le premier parti en Wallonie), la constitution de l’Olivier suscite de grandes attentes, notamment dans les organisations syndicales, pour contrer la crise et la vague néo-libérale.

Le Parti socialiste a pu redresser la barre des sondages catastrophiques, dès qu’il s’est profilé comme celui qui allait défendre les travailleurs contre ce qu’il appelait le bain de sang social que s’apprêtent à mettre en œuvre les libéraux.

Maintenant qu’il n’y a plus ni libéraux ni partis flamands, les dirigeants socialistes, CDH et écolos wallons vont-ils mener une politique de gauche ? Vont-ils développer une dynamique de gauche capable de peser aussi au niveau fédéral, en s’appuyant notamment sur les syndicats actifs dans les deux communautés du pays?
On pourra juger sur le programme de coalition qu’ils négocieront et sur ses actes.

 

Le PTB+ pose 10 questions à la future coalition de l’Olivier :

 

1. L’Olivier va-t-il soutenir une loi au niveau fédéral pour une taxe sur les millionnaires (comme cela se trouve dans le programme d’Ecolo), loi qui permettrait de créer de l’emploi dans l’enseignement, les soins de santé, l’aide aux personnes âgées et handicapées ?

 

2. L’Olivier va-t-il défendre, lors des négociations communautaires, le caractère fédéral de la Sécurité sociale, de l’impôt, du droit du travail et des conventions collectives, comme le demandent les organisations syndicales aussi au Nord du pays?

 

3. L’Olivier va-t-il supprimer la taxe télé-redevance qui est particulièrement injuste. Et va-t-il développer une fiscalité régionale qui vise d’abord les revenus du capital?

 

4. L’Olivier va-t-il, comme l’a promis Ecolo, travailler à un pôle public européen en sidérurgie afin de sauvegarder les emplois dans ce secteur?

 

5. L’Olivier va-t-il enfin construire les logements sociaux promis à Bruxelles et en Wallonie ? Va-t-il exiger un encadrement public des prix des loyers ?

 

6. L’Olivier va-t-il s’attaquer à l’inégalité dans l’enseignement ? Va-t-il appliquer en communauté française le modèle finlandais qui permet aux enfants de tous les milieux et de tous les quartiers d’avoir le même droit aux études, en rendant obligatoire la scolarité jusqu’à l’âge de 16 ans ?

 

7. L’Olivier va-t-il continuer la politique libérale du plan Marshall de cadeaux fiscaux aux entreprises (même s’il devait être amendé par des aides supplémentaires aux patrons privés s’engageant dans l’économie verte)? Ou va-t-il peser pour la suppression des intérêts notionnels, lutter effectivement contre la fraude fiscale, développer une fiscalité qui pèse non sur les travailleurs mais sur le capital ?

 

8. L’Olivier va-t-il peser pour mettre un terme aux tarifs scandaleusement élevés du gaz et de l’électricité? Va-t-il réaliser un plan public d’isolations des habitations ?

 

9. L’Olivier va-t-il imposer que les salaires des parlementaires ne soient pas supérieurs à trois fois le salaire moyen d’un travailleur ? Va-t-il supprimer le recours à des consultants privés ? Va-t-il interdire le cumul de mandats politiques avec des mandats dans des sociétés privées ou des entreprises publiques ?

 

10. Le PS et le CDH vont-t-ils bloquer au fédéral les économies planifiées dans le secteur des soins de santé, les plans pour faire travailler tout le monde jusqu’à 65 ans, les suppressions d’emplois dans la fonction publique, qui auront aussi des répercussions graves au Sud du pays?

 

site PTB.BE